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GENERALITES
Code des Obligations
(CO) (art 260a et 267 al.1)
Dans
l'ordre chronologique, les formalités à accomplir par le locataire
sortant sont les suivantes :
-
Déménager
-
Nettoyer les locaux et procéder aux menus travaux d'entretien
-
Prendre contact avec les administrations compétentes pour faire couper
le gaz, l'électricité, le téléphone.
-
Procéder
à l'état des lieux de sortie
-
Restituer
les clés
-
Réclamer
la restitution de la garantie, s'il y en a une.
LE
TRANSPORT
Si l’on
souhaite charger une entreprise de déménagement du transport des meubles
et cartons, il faut en contacter une bien à l’avance et fixer par écrit
la date, l’heure et le prix. L'accord passé avec une entreprise de
déménagement est soumis aux règles du contrat d'entreprise (CO art. 363
et ss.). Ces entreprises ont souvent des conditions générales
préimprimées qu’il convient de lire attentivement et de faire modifier
si elles contiennent des clauses inacceptables.
Les
entreprises de déménagement limitent, en principe, leur responsabilité
aux seuls dégâts que leur personnel peut provoquer en raison d'une
négligence grossière et ne sont alors tenues que de réparer l'objet
cassé, sans devoir le remplacer ou en rembourser la valeur. Pour
s'assurer contre tous les risques, il faut prévoir une assurance
spéciale, dont le coût n'est toutefois pas forcément avantageux.
En cas de transport
d’un piano droit ou à queue et d’objets d’art précieux, il faut
s’entendre auparavant avec le transporteur. Il en va de même pour les
pièces de mobilier volumineuses qui doivent être hissées ou descendues
par une fenêtre ou par un balcon.
L’entreprise de
déménagement peut se charger de l’emballage des objets et de la
fourniture des cartons ; s’informer sur le prix.
LA REMISE EN
ORDRE DU LOGEMENT
A la fin du
bail, le locataire doit restituer la chose dans l'état qui résulte d'un
usage conforme au contrat (art. 267 al.1 CO). On en déduit qu'à sa
sortie le locataire assume :
-
Les travaux de
nettoyage et les menues réparations qui lui incombent durant le bail.
-
Les défauts plus
importants (dégâts) qui ne résultent pas d'un usage normal de la chose
louée.
-
Les transformations
et rénovations exécutées sans l'accord du bailleur.
Les autres travaux,
notamment ceux qui résultent de l'usure normale, sont à la charge du
bailleur. Le loyer est en effet réputé couvrir le coût de l'entretien
résultant d'un usage normal des locaux. Pour apporter la preuve de
dégâts éventuels, on compare l'état des lieux au moment de la sortie
avec le procès-verbal de l'état des lieux à l'entrée.
Les travaux de
nettoyage et les menues réparations
Le
locataire doit nettoyer les locaux avant de les restituer au bailleur,
et y entreprendre les menues réparations, même si elles sont rendues
nécessaires par un usage normal de la chose louée. Par exemple, le
locataire doit boucher les trous qu'il a faits dans les parois pour y
accrocher des tableaux.
Ce sont les règles et usages locatifs qui d'ordinaire précisent l'état
de propreté dans lequel doivent être restitués les locaux. L'usage varie
d'un canton à l'autre.
Les dégâts qui
ne résultent pas d'un usage normal de la chose
Le
locataire répond des défauts qui excèdent l'usure normale. Celle-ci
s'apprécie en fonction de la destination des locaux. Par exemple, des
locaux commerciaux destinés à un atelier de mécanique se dégradent plus
rapidement que des bureaux. L'usage normal d'un logement loué à une
famille nombreuse s'apprécie plus largement que si le logement est loué
à une personne seule. Exemples :
-
Résultent d'une
usure normale des locaux
: le jaunissement des tapisseries ; des traces de meubles et de
tableaux sur les murs ; les trous et tampons en nombre raisonnable
dans les parois, pour autant qu'ils soient "propres" et rebouchés ; un
frigo en panne en raison de son vieillissement ; des moquettes usées…
-
Excèdent l'usure
normale :
des parois fortement noircies par des fumeurs invétérés ; des
tapisseries déchirées ; des marques de coups sur le lavabo…
Lorsque le
locataire est responsable de certains dégâts, il peut soit procéder
lui-même aux réparations ou faire exécuter les réparations, soit payer
les frais sur la base des factures produites par le bailleur.
L'indemnité due par le locataire ne correspond pas à la valeur à neuf
des installations ; elle doit tenir compte de leur âge.
Exemple :
Les papiers
peints d’une chambre ont été "crayonnés" par les enfants. Le locataire
est responsable. L’indemnité devrait être calculée par rapport au coût
de remplacement, moins 10% par année à compter de la dernière date à
laquelle le propriétaire a remplacé les papiers peints. Ceux-ci sont
censés durer 10 ans. Le locataire est resté trois ans ; le bailleur
avait changé les papiers peints deux ans avant qu’il n’emménage. Le
locataire devra donc payer 50% de leur remplacement.
Il existe un
barème de durée de vie des installations.
(Voir Le
Contrat de bail [1_54])
La plupart
des assurances responsabilité civile couvrent les indemnités dues
par le locataire sortant. Si c’est le cas, il convient de déclarer les
dégâts dès qu’ils sont connus.
Si le locataire refuse de payer les indemnités, le bailleur peut retenir
la garantie bancaire.
Les travaux
effectués par le locataire
Le
locataire n'a le droit de rénover ou de modifier la chose louée qu'avec
le consentement écrit du bailleur (art. 260a CO). Si le locataire a
procédé à des travaux de rénovation ou de modification sans ce
consentement, il peut être tenu, à la fin du bail, de remettre les
locaux dans leur état initial à ses frais. Le locataire qui a entrepris
des travaux avec l’autorisation du bailleur n’est tenu de remettre les
lieux dans leur état antérieur que si cela a été convenu par écrit.
C’est au moment de l’état des lieux de sortie que le bailleur doit
exprimer son exigence de remise des lieux dans leur état antérieur. Si
le locataire s’y refuse, le bailleur peut demander des dommages-intérêts,
dont le montant doit tenir compte de l’âge des installations initiales
que le locataire a modifiées.
Le locataire peut
prétendre, à la fin du bail, à une indemnité pour les travaux effectués,
lorsque les trois conditions cumulatives suivantes sont remplies (art.
260a al.3 CO) :
-
le locataire a
procédé à des travaux de rénovation ou de modification de la chose
louée
-
le bailleur a
consenti par écrit à ces travaux
-
ces travaux
apportent à la chose louée une plus-value considérable (en général
appréciable au niveau du loyer).
DIVERSES
FORMALITES A ACCOMPLIR
Exemples
d'instances à informer :
-
Service du personnel
de l’entreprise où l’on travaille ; un déménagement donne droit à un
congé, généralement d’un jour ;
-
Abonnements
de journaux et revues ;
-
Banques
;
-
Assurances
(vérifier que l’assurance pour le mobilier correspond bien à la valeur
de celui-ci ; attention à la sous-assurance) ;
-
Caisse-maladie
;
-
Ecoles,
cours ;
-
Associations
et sociétés dont on est membre ;
-
etc.
LA
RESTITUTION DES CLES ET L'ETAT DES LIEUX DE SORTIE
Le
locataire doit remettre toutes les clés, y compris celles qu’il a fait
faire à ses frais. En général, il est fait mention de la restitution des
clés dans le procès-verbal d’état des lieux de sortie. Au moment de la
signature du procès-verbal de sortie, le locataire veillera à ce que les
dégâts mentionnés correspondent à la réalité. Si tel n’est pas le cas,
il ne signera pas le procès-verbal ou il y portera des réserves
précises.
Si le locataire
s’aperçoit après coup que le procès-verbal mentionne un défaut dont il
n’est pas responsable (usure normale, défaut existant à l’entrée du
locataire), il doit réagir immédiatement et par écrit.
Si la restitution
des clés n’est pas mentionnée dans la procès-verbal, le locataire se
fera remettre un reçu. La remise des clés équivaut à la restitution des
locaux.
Référence : D.
Lachat, Le bail à loyer, Lausanne 1997. Source : HG
Guide-service, Hospice général, Genève.
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